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Activité et vie de la Commune de Levet

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5 décembre : hommage aux victimes de la guerre d'Algérie

Comme chaque année, le 5 décembre 2011 est la journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. Une date qui a été choisie en 2003.

Mais pourquoi le 5 décembre ? Car, à bien y regarder, aucun événement particulier n’a eu lieu le 5 décembre ni en Algérie, ni au Maroc, ni en Tunisie.

Entre 1952 et 1964, ce sont plus de 2,5 millions de jeunes Français qui sont envoyés en Afrique du Nord. 24 000 d’entre eux en sont morts. Le 19 mars 1964 étaient promulgués les accords d’Evian qui prévoyait le cessez-le-feu, un cessez-le-feu que le FLN ne respectera pas, avec les suites dramatiques que l'on connaît et un nombre important de morts (plus dans les six mois qui suivirent le 19 mars qu’au cours des huit années précédentes).

Le 16 octobre 1974, le corps d'un soldat inconnu d'Algérie était rapatrié en France et enterré à la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette.

Depuis cette date, l'ensemble des anciens combattants d'Afrique du Nord, sauf deux associations, rend hommage à la mémoire des morts civils et militaires en Algérie, au Maroc et en Tunisie, refusant la date du 19 mars, date qui divisa.

Le 5 décembre 2002, le Mémorial national, érigé quai Branly à Paris, en mémoire des morts pour la France pendant la guerre d'Algérie et les combats de Tunisie et du Maroc, a été inauguré par le Président de la République d'alors, Jacques Chirac. Toutes les fédérations et associations d'anciens combattants en Afrique du Nord étant présentes à cette inauguration, la commission nationale (dite commission Favier), composée des représentants des neuf plus grandes fédérations nationales d'anciens combattants d'AFN proposa, début 2003, que la date du 5 décembre soit fixée comme journée nationale de commémoration. Ce choix eu pour but d’être neutre afin de clore le débat sur le choix ou non de la date du 19 mars. Le décret du 26 septembre 2003 officialisa ce choix.

C’est pourquoi, ce 5 décembre aura lieu à 11 h 30, au Monument aux Morts de Levet, une cérémonie, lors de laquelle le message suivant du secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Marc Laffineur, sera lu :

« En cette journée nationale, la République rend un hommage solennel aux "morts pour la France" pendant la guerre d'Algérie, les combats du Maroc et de la Tunisie.

Aujourd'hui, nous sommes réunis par le souvenir de leur sacrifice. Pour leur combat valeureux, leur engagement fidèle, nous leur devons respect et reconnaissance.

Aujourd'hui, nous pensons aussi avec émotion à leurs familles, à leurs proches, à leurs frères d'armes. Qu'ils soient assurés de notre attachement indéfectible à la mémoire de ceux qui sont tombés au champ d'honneur.

Il y a cinquante ans, le Gouvernement français et ses interlocuteurs algériens s'étaient engagés résolument dans le chemin qui devait mener à l'indépendance de l'Algérie, répondant à l'aspiration des peuples de vivre souverains en leur pays.

Ce fut néanmoins un chemin long et douloureux. Dix ans durant, cette terre d'Afrique du nord fut prise dans l'une de ces tempêtes de l'Histoire qui bouleversent les destins de milliers d'hommes et de femmes, parfois jusqu'à les briser.

Dix ans durant, la "tragédie algérienne" selon les mots de Raymond Aron, se nourrit d'espoirs et de désespoirs, de contradictions, d'incompréhensions, d'atrocités, pour s'achever dans l'amertume.

Appelés du contingent, militaires de carrière, membres des forces supplétives ou assimilés, forces de l'ordre, tous servirent la République avec courage, abnégation et loyauté. Tous accomplirent leur devoir, unis par la fraternité des armes.

Ils furent plus de 23 000 à tomber au champ d'honneur, sur ce sol algérien âprement disputé. Dans le même temps, la liste des victimes civiles n'eut de cesse de s'allonger, pendant le conflit mais aussi après le cessez-le-feu. Notre conscience collective nous ordonne de ne jamais les oublier.

Nous n'oublierons pas non plus que la fin des combats ne signifia pas le début de l'apaisement. Dans l'improvisation, dans la hâte, les Pieds-Noirs et des milliers de Harkis durent quitter l'Algérie pour la France, soudainement arrachés à cette terre qui pour beaucoup était toute leur vie.

La violence du déracinement, la rudesse de l'intégration ont longtemps empêché cette blessure de l'Histoire de cicatriser. Longtemps également la guerre des mémoires contribua à la raviver, en France comme en Algérie.

Aujourd'hui, près de cinquante ans après le départ de la France d'Afrique du nord, le moment est venu de réconcilier enfin les consciences pour que le souvenir joue pleinement son rôle fédérateur. Toutes les victimes de ces années cruelles méritent de trouver leur place dans notre mémoire nationale, comme dans une mémoire partagée par la France et l'Algérie.

Ainsi nous saurons honorer dignement les "morts pour la France" de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de la Tunisie. Leur sacrifice n'aura pas été vain si nous en tirons les enseignements pour un dialogue apaisé et fécond. »

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