Activité et vie de la Commune de Levet
Le Conseil municipal de Levet a adopté, lors du dernier Conseil municipal, le choix des entreprises qui seront amenées à procéder aux travaux de rénovation du bâtiment des Cassons.
Si ce projet aboutira à la création de cinq logements sociaux dont la Commune sera propriétaire et qu’elle devra louer selon des critères prédéfinis, il aura cependant deux conséquences, l’une sur l’endettement de la Commune, l’autre sur les projets municipaux qui avaient été annoncés par l’équipe en place.
Concernant l’endettement, comme prévu, un emprunt de 210 000 € sera contracté par la Commune afin de permettre le financement de ces travaux, sous la forme d’un prêt PLUS (Prêt Locatif à Usage Social). Cet emprunt provoquera un endettement total de plus d’un million d’euro pour la Commune en 2010. Cette conséquence était connue.
Mais, un deuxième élément sur cet emprunt pourrait venir, à terme, grever les finances de la Commune. En effet, la réalisation de ce prêt a été faite sur un taux variable, certes actuellement à 1,85 %, mais indexé sur le taux du livret A et sur 20 ans. « Il n’y a aucune raison pour que l’on connaisse une flambée du taux du livret A » a estimé B COLSON. Et pourtant, si le taux du livret A est actuellement de 1,25 %, il était à 4 % il y a seulement 18 mois. Une hausse est actuellement prévue dès le mois d’août 2010 de 0,5 %. En effet, le taux du livret A étant actuellement fonction de la variation de trois indices combinés (taux de l’inflation, taux Euribor 3 et taux Eonia), ces trois indices sont actuellement à la hausse, ce qui provoque une remontée des taux, d’où la hausse annoncée du livret A. Si l’on reprend l’évolution du taux de ce livret sur les 25 dernières années, il était de 6 % en 1985, et de 4,5 % il y a 20 ans. Il faut savoir que les prêts PLUS sont toujours de 0,6 % au dessus du taux du livret A. Ce prêt devrait donc passer à 2,45 % en août 2010. Actuellement à des niveaux historiquement bas, les taux risquent de remonter, entraînant également une hausse des taux variables qui pourraient rapidement atteindre leur "cap" et devenir supérieurs aux taux fixes.
Deuxième conséquence de la réalisation de cet investissement, l’abandon annoncé du projet de complexe scolaire, qui était pourtant une promesse électorale du Maire et de son équipe. Cet abandon a été confirmé par le Maire lui-même lors du dernier Conseil municipal, rapportant un échange qu’il a eu avec le directeur de l’école élémentaire qui lui demandait où en était ce projet. Le Maire a pris comme explication l’absence de subvention sur un tel projet (ce qui n’est pas une nouveauté et était déjà connu en 2008), et la réalisation du projet des Cassons qui grève le budget de la Commune de manière importante. Une promesse électorale qui ne sera donc pas tenue.