Activité et vie de la Commune de Levet
Vendredi 13 novembre 2009, la population des cinq Communes de la Communauté des Rampennes était conviée à une réunion d’information sur les ordures ménagères qui a duré près d’une heure et demie. Près de 200 personnes étaient présentes à la salle des fêtes de Levet.
Le GROCOCHOM devant disparaître au 1er janvier prochain, Levet a dévolu, à la Communauté de Communes, la compétence des ordures ménagères. Cette dernière a choisi le SICTREM de Baugy pour assurer le ramassage des ordures ménagères, la collecte du tri sélectif et la gestion des déchetteries.
Peu de chose vont changer dans l’organisation, si ce n’est deux éléments, dont un de taille, le prix.
Tout d’abord, il n’y aura plus qu’un ramassage l’été (contre deux jusqu’à cette année). Le président du SICTREM, Jean-Pierre PILLE, a fait savoir que le syndicat était en cours de renégociation du contrat de ramassage des ordures ménagères et qu’il n’était pas prévu plus d’un ramassage l’été.
Ensuite, les habitants de la Commune de Levet ne paieront plus la taxe des ordures ménagères en même temps que la taxe foncière, mais recevront un avis séparé de redevance des ordures ménagères. Si actuellement la taxe est calculée sur la valeur locative du logement, la redevance sera fonction du nombre d’habitants par foyer.
Le SICTREM de Baugy a mis en place une facturation en trois fois (tous les quatre mois). Mais, rien ne dit que Levet sera dans ce cas. Pas plus que les tarifs annoncés par le Président ne seront ceux de Levet. En effet, la compétence ordures ménagères étant déléguée à la Communauté de Communes, c’est elle qui paiera le SICTREM et qui refacturera aux habitants de l’intercommunalité cette charge, selon un barème qu’elle fixera. On ose espérer que ce barème sera celui du SICTREM (près de 130 € pour un couple en 2009).
Plusieurs questions ont été posées en fin de réunion.
Tout d’abord, il a été demandé si les tarifs augmenteraient. Le Président du SICTREM ne s’est pas voulu très rassurant sur ce sujet, ne sachant pas lui-même quels tarifs seront appliqués l’année prochaine. Une seule certitude, la TGAP (Taxe Générale sur les Activités Polluantes) est en constante augmentation chaque année et contribue à alourdir le coût du ramassage des ordures ménagères.
Ensuite, il a été posé la question de la tarification au poids. En effet, certaines collectivités ou établissements publics facturent le ramassage des ordures ménagères au poids. Cette solution a certes l’avantage d’avoir une plus grande équité (moins il y a de déchets et moins la facture est importante) et, dans son principe, devrait inciter à davantage de tri. Mais, en réalité, elle nécessite un investissement important pour équiper chaque foyer d’une poubelle à puce électronique pour le comptage et risque également de voir se développer des déchets sauvages, surtout en campagne et en forêt. Il s’agit d’une solution plus adaptée pour de grandes agglomérations telles que Nice qui pratique ce type de ramassage.
De plus, il a été fait remarquer que les artisans étaient également taxé pour des déchets ménagers alors qu'il s'agit de déchets artisanaux et qu'ils s'acquittaient déjà, en tant que particulier, de la redevance. Le Président du SICTREM a souligné que si l'artisan rapporte la preuve d'un ramassage de ses déchets par un autre prestataire, il sera exonéré de redevance.
Enfin, il a été demandé comment serait organisé la collecte des monstres. Le Président du SICTREM a fait savoir que le syndicat avait abandonné la collecte des monstres pour des raisons de sécurité et de salubrité publique. Se pose alors un problème pour les usagers : que faire des encombrants ? La question risque de revenir très vite sur le bureau de la Mairie ou de la Communauté de Communes.