Activité et vie de la Commune de Levet
« Les impôts n’augmenteront pas ». C’était une promesse faite en 2008 qui avait été jusqu’ici respectée. Depuis le dernier Conseil municipal, elle est tombée aux oubliettes.
Le Maire et son équipe, se reniant, ont donc proposé d’augmenter les impôts. La raison en est l’entrée de Levet dans la Communauté de Communes Arnon-Boischaut-Cher.
Car, le transfert des compétences, notamment celle du Centre de Loisirs et de l’accueil périscolaire, fait que la Commune de Levet voit ses charges baisser en 2013 mais aussi ses recettes fiscales (taxes foncières, taxe d’habitation, fiscalité professionnelle). Et si, en théorie, le transfert de charges et de ressources doit être équilibré, ce n’est pas le cas à Levet qui perd 56 000 €. Pour combler cette perte, le Maire a donc décidé d’augmenter les impôts.
Encore une fois, la solution de facilité – celle de faire payer le contribuable – a été retenue.
Et pourtant, si Levet perd plus de recettes qu’elle ne transfert de charges, c’est donc que la Communauté de Communes reçoit plus de recettes qu’elle ne supporte de nouvelles charges. Avec la hausse des impôts, les Levétois vont donc être mis doublement à contribution, une fois pour la Communauté de Communes et une autre pour Levet.
Or, comme l’a souligné Patrick MONDON lors du Conseil municipal, d’autres solutions existaient.
Tout d’abord, il aurait été plus judicieux, par exemple, de demander à la Communauté de Communes de restituer cette somme, même indirectement, par une prise en charge du personnel du Centre de Loisirs et de l’accueil périscolaire notamment, puisque cette compétence est transférée. Pourquoi Levet supporte-t-elle cette charge dont elle n’a plus la compétence ?
Autre solution : celle de faire supporter au budget de Levet cette perte fiscale. Là aussi, la solution parait tout à fait envisageable car le budget communal 2012 a présenté un excédent de fonctionnement de 925 000 €. Mais, un refus catégorique a été opposé par Jean-François BAROT et sa majorité qui ont préféré ponctionner les Levétois. Patrick MONDON regretta que les habitants de Levet soient une nouvelle fois mis à contribution, dans une période où le pouvoir d’achat des ménages est en baisse.
Voilà donc une promesse qui n’a pas été tenue. Mais, après tout, comme le disait Henri Queille, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ».